La Reyssouze a fait l’objet entre 1997 et 2004 d’un premier contrat de rivière. De nombreuses actions ont été entreprises sur ce bassin versant pour traiter et limiter les pollutions domestiques et industrielles, causes d’une eutrophisation importante dans le cours d’eau. Les pollutions agricoles non prioritaires à l’époque le sont devenues depuis. En effet, l’agriculture du bassin a suivi le développement agricole national et s’est largement intensifiée. Ces pratiques s’associent à une forte modification du territoire. Le bocage bressan disparaît alors que le drainage des prairies, les grandes cultures, l’élevage hors sol se développent. La généralisation de l’emploi des engrais et des pesticides semble en partie responsable d’une dégradation de la qualité des eaux des rivières et des nappes phréatiques.
Dans ce contexte, en 2003, l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée et Corse a entrepris de financer une procédure défi avec le SIAERA. L’objectif général du défi est la lutte contre l’eutrophisation de la rivière liée aux activités agricoles. Pour cela, il est prévu de classer différents sous-bassins versants en fonction de leurs contributions en azote et phosphore puis d’en choisir un ou plusieurs pour y définir un plan d’action contre la pollution diffuse d’origine agricole. Accessoirement, la méthodologie devait être analysée pour évaluer sa reproductibilité sur d’autres sous-bassins.
Le rapport ci-dessous s’articule autour de trois parties. Dans un premier temps l’étude, le bassin versant et la méthodologie sont présentés. Puis dans une deuxième partie, les résultats commentés sont exposés. Enfin les perspectives sont développées.
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