1956 : création par arrêté préfectoral du SIAER pour le curage de la rivière
Partant du constat que la Reyssouze est envasée, encombrée, qu’elle déborde fréquemment, notamment à Bourg en Bresse, les communes riveraines confient à Amédée MERCIER, alors maire de Bourg en Bresse, la présidence du Syndicat, dont l’objectif premier est de procéder au curage de la Reyssouze.
Un premier « grand curage » est ainsi réalisé à la dragline depuis Pont de Vaux vers l’amont. Les produits de curage sont mis en dépôt sur les rives, les agriculteurs étant chargés de les épandre, mais ce ne sera pas réalisé systématiquement. Les arbres de berge sont tous abattus pour permettre le passage des engins. Ce premier curage se déroule sur plusieurs années, avec des dissensions et des rivalités entre l’amont et l’aval.
Un retour rapide des inondations est constaté.
1967 : extension du périmètre du SIAERA au bassin versant
A cette date, grâce à l’action du Président Louis JANNEL, toutes les communes du bassin versant (sauf une) adhèrent au Syndicat. Les affluents et biefs inscrits sur la carte d’état major au 1 / 25 000ème sont désormais de la compétence du SIAER pour l’entretien.
En 1970, la première étude hydraulique est réalisée. Les conclusions mettent en évidence qu’il ne suffit pas de curer pour se prémunir des inondations : les vannages provoquent des embâcles lors des crues, d’où la nécessité d’intervenir sur les vannes pour les élargir ; les crues sont directement influencées par l’aménagement et l’utilisation du territoire, d’où la nécessité d’intervenir de manière globale sur l’ensemble du bassin versant.
Ces principes sont repris dans les prérogatives du SIAER, et se déclinent en 1973 - 1974 par un schéma d’aménagement des eaux du bassin de la Reyssouze.
1981 – 1982 : actualisation de l’étude hydraulique de 1973 – 1974
Le bassin s’est énormément développé :
construction de l’autoroute
urbanisation de Bourg en Bresse, et développement des zones industrielles
multiplication des drainages agricoles
curages de biefs et affluents
inondations plus rapides et fréquentes.
Par ailleurs, une nouvelle problématique apparaît : la pollution des eaux.
Un deuxième curage général de la Reyssouze est réalisé entre 1982 et 1986, d’amont en aval, à l’aide d’une pelle mécanique. Le curage s’accompagne aussi du nettoyage des berges (reprise des dépôts du 1er curage), et de réfections de berges.
1984 : extension des prérogatives du Syndicat à l’aménagement des parties hydrauliques des moulins
Sur la base d’une étude sur le ré-aménagement des moulins, le SIAER, à l’initiative du nouveau Président, Jean Paul MOREL, intervient sur les vannes de dérivation : vannes guillotines mues par des câbles, puis vannes clapet pour évacuer les crues tout en maintenant l’étiage, puis électrification des vannes guillotines. 30à 35 vannages sont équipés.
Les vannages sous les moulins privés ne sont pas concernés, pour cause de contraintes juridiques (domaine privé, droits d’eau, …).
1993 : lancement de la première démarche « Contrat de Rivière »
L’Agence de l’Eau a classé la Reyssouze en rivière prioritaire, compte tenu des problématiques majeures de qualité d’eau et d’inondations. Le SIAERA se porte alors candidat pour un Contrat de Rivière, avec l’aide de la DIREN, l’Agence de l’Eau, le Département, la DDAF, le CSP, la ville de Bourg en Bresse, et la Chambre d’Agriculture. Un technicien, précédemment à la DDE se charge des opérations et travaux liés à la préparation du Contrat de Rivière.
Le Dossier Sommaire de Candidature est agréé en 1994, et les études préalables se déroulent entre 1995 et 1996 :
étude paysagère et écologique (milieux riverains)
étude hydraulique et géomorphologique
étude photogrammétrique
étude de la qualité des eaux superficielles
étude des phénomènes d’eutrophisation
étude piscicole
recensement des droits d’eau
Le SIAERA revoit ses statuts afin de prendre en compte les nouvelles compétences que demande le Contrat de Rivière :
restauration des cours d’eau et des ouvrages,
mise en valeur du patrimoine bâti, naturel et paysager,
entretien et gestion de la rivière et de ses affluents,
maîtrise d’ouvrage de nombreuses actions,
coordination du Contrat de Rivière.
Les participations communales sont également revues : elles passent de 50% : population communale / 25% : superficie du bassin versant / 25% : potentiel fiscal à 70% : population du bassin versant / 20% : superficie du bassin versant / 10% : potentiel fiscal. Le Comité Syndical se compose de 2 délégués par communes (2 suppléants) ; le bureau comprend 10 membres ; le Président est assisté de 3 vice-Présidents. L’équipe technique comprend un chargé de mission, un animateur, une secrétaire – comptable.
Le Contrat est agréé en 1996, et signé le 8 février 1997, pour une durée de 7 ans. C’est le premier Contrat de Rivière de l’Ain.
2005 : Bilan du 1er contrat de rivière
Suite à ce bilan, et afin de poursuivre les efforts préalablement engagés et afin de poursuivre la reconquête qualitative, les élus du Syndicat ont souhaité s’engager dans une seconde procédure contrat de rivière.
2011 : Evolution des statuts
Le Syndicat de la Reyssouze se devait alors de définir et d’élargir pleinement ses compétences, comme cela lui a été conseillé lors de la validation du dossier sommaire de candidature.
De plus, depuis 2011, la Communauté de Commune de la Vallière adhère au Syndicat. Ce dernier, jusqu’alors intercommunal, a donc été dans l’obligation d’évoluer en Syndicat Mixte.
Le SIAERA devient donc le "Syndicat du Bassin Versant de la Reyssouze (SBVR).
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